lundi 26 novembre 2012

Pourquoi nos leaders d’opinion changent-ils aussi facilement de camp ?



Au Sénégal il est d’une rareté absolue de voir un homme resté constant dans ses convictions et ses pensées nonobstant les différentes propositions dont il fait objet. Combien de fois étions-nous éblouis et convaincus par un homme qu’il soit politicien, journaliste, chanteur, sportif, religieux à travers des discours de droitur

e, de bonne gouvernance, de solidarité, de prospérité, de changement ; qui finalement nous déçoit en se comportant de façon contraire à tout ce qu’il défendait.
Celui qui disait que chaque personne a un prix n’avait pas tort. Personne n’imaginait une seule fois qu’un certain journaliste surnommé l’avocat du peuple, le défenseur de la Patrie serait devant la scène politique pour défendre un politicien dont la richesse proviennent on ne sait d’où. Je ne pensais pas qu’il était si facile de renoncer à ses idées les plus chères pour se mettre à quatre pattes derrière un maître dont on se réclame être le plus clean de tous ses compagnons de règne.
Compagnon de règne car il ne faut pas oublier que ce dernier a eu tout ce qu’il nous a déclaré entre 2000 et 2008. Tenez-vous bien il lui a suffi que de 8 ans de fonctionnariat avec le soutien sans faille du père spirituel pour se faire un patrimoine qui n’a rien à envier à la caverne d’Ali Baba. Voilà quelqu’un qui se lève un bon matin pour nous faire part de ses milliards sans même qu’il ait un brin de décence face aux souffrances des populations devant la vie chère.
Si on se donne le plaisir de poursuivre certains compagnons de route de ce dernier pour enrichissement illicite, ne devrons-nous pas se demander pourquoi une telle injustice ? Si un certain Latif pour sa part du gâteau, se voit être nommé le « Pape » de la bonne gouvernance, on voit nettement les vraies causes d’un acharnement médiatique qu’aurait subi un fils de Président. On devra surtout se poser la question à savoir : comment son mentor s’est débrouillé pour obtenir autant de milliards sous le nez et à la barbe de nos institutions ? S’il parvient à répondre sur cette interrogation, c’est sûr qu’il réussira sa mission de veille sur la gestion de nos deniers dans la grande transparence.
Comment pouvons-nous lutter contre le pillage de nos avoirs si les instigateurs du réveil populaire sont muselés et ligotés à l’aide de juteux avantages. Si ceux qui démantèlent les réseaux étatiques qui font de certaines autorités en un temps éclair des nababs, sont réduits à de simples porte-paroles de ces derniers. Je me demande quand est-ce qu’on aura le droit de rêver d’un Etat sobre et protéger de tout acte de mal gouvernance.
Cela est possible si toutefois les dénonciateurs des actes contraires à la bonne gouvernance se gardent d’être à l’écart des délices du pouvoir. Je vois mal qu’un tel soit dans l’appareil étatique et dénoncer les disfonctionnement de celui-ci à cause de la solidarité gouvernementale. Donc chers partisans de l’équité et de l’indépendance devenez indomptable et incorruptible car le peuple a besoin de vous pour remettre ces pillards de nos deniers publics à leur place. Le fait de pointer du doigt sur tout ce qui est litigieux sur le fonctionnement de l’Etat relève de la politique. Donc vous n’avez pas besoin d’être dans l’équipe gouvernementale pour faire de la politique.
Il est temps qu’on arrête d’utiliser les citoyens pour se servir au premier rang lors du partage du gâteau présidentiel

mercredi 26 septembre 2012

An 10 du naufrage du "joola"

Le choc du « Joola » oublié et enterré








Anarchie, violation de la réglementation, mépris envers les usagers, arnaque et surtout manque d’entretien des bus et autres cars de transport… Tels sont les qualificatifs usités par les usagers pour décrire la situation des transports en commun en milieu urbain surtout dans la capitale. Les surcharges, un phénomène qui fait beaucoup de victimes au Sénégal et dont la responsabilité est partagée entre preneurs et usagers.

La tragédie du « Joola » n’a pas changé les comportements des Sénégalais. Becaye Diop, ministre des formes armées à l’époque, lors de la cérémonie du 9e anniversaire du naufrage du bateau le Joola, avait soutenu que « les surcharges sont à l’origine du naufrage du Joola ».
Les surcharges dans la capitale sont devenues légion,un problème fréquent. Leurs applications régulières ont érigé cette pratique interdite par la loi, en une règle. « Voyez cette surcharge que le bus a du mal à contenir », se désole un passager.
Effectivement, les gens s’entassent comme des  « sardines dans une boîte » comme dit l’expression populaire. Ils ne respectent pas le nombre de places autorisées, et il faut jouer les coudes pour entrer.
Si la faute est partagée entre usagers et preneurs dans les bus, mais dans les cars « ndiaga ndiaye » sont les chauffeurs et les apprentis qui sont indexés.
10 heures passées de quelques minutes, au garage Petersen, nous sommes à l’arrêt des lignes 55 et 27 des bus Tata. Ici, il faut faire la queue pour accéder à l’intérieur du bus. Mactar Diallo, responsable de ces deux lignes soutient que la faute est des deux cotés car la demande semble être supérieur à l’offre. « On n’y peut rien, parce que déjà dans un arrêt, les passagers se bousculent pour entrer dans. Tu ne peux pas les interdire à rentrer là dans. Tout le monde, même s’il voit que bus est plein à craquer il force. Ce qui les importe c’est seulement arriver à destination. Nous tous sommes fautifs. Et aussi il n’ya pas assez de bus. Le nombre est insuffisant. » Dit-il.
Il poursuit en rejetant toute accusation envers leur personne de n’avoir aucun respect pour les usagers, « nous faisons que notre travail, mais d’aucuns disent nous ne respectons pas les passagers parce que nous embarquons comme des moutons dans les bus. Le bus à l’arrêt est ouvert à tout le monde et l’on n’oblige personne à entrer. Si quelqu’un trouve le car plein il n’a qu’à descendre et attendre un autre. »
Embouchant la même trompette que Mactar, Boubacar Cissé soutient que « c’est un manque de véhicules, c’est ce qui est à l’origine des surcharges. Nous savons qu’il ya des risques, mais on est obligé de les supporter. Parce que si on ne fait pas cela, on risque d’être en retard le matin au lieu de travail. Car des élèves aussi ne veulent pas rater certains cours en profitent. Nous et les preneurs sommes fautifs. » Le nombre de places avoisine parfois le double de ce qu’ils devraient transporter.
Amy Biaye confirme « à l’heure de la descente nous sommes obligés, surtout s’il s’agit du dernier car. Les gens se bousculent pour y entrer,car il n’ya pas d’autres solutions. »
Au garage des « ndiaga ndiaye », les apprentis se disputent pour l’obtention d’un passager. Le car DK4631M en destination à la banlieue est déjà plein, mais son apprenti est toujours à la recherche d’un autre passager. Aby Ndiaye, commerçante dans ce garage est montée à bord de ce car pour rentrer fustige l’attitude des chauffeurs et de leurs apprentis. « Ils ne respectent personne, c’est l’argent qui les préoccupe. Le car est déjà plein, mais il faut qu’il en mette deux ou trois autres personnes dedans sans compter ce qu’ils amassent sur la route. »
À l’aise ou pas, cela n’intéresse plus personne. L’essentiel, c’est d’arriver à destination. Debout ou assis, serré, étouffé ou non, ce n’est pas important. Car tout le monde tient à arriver à destination et ça à tout prix. Conséquence on est plus surpris toute la journée de voir des bus pleins à craquer.
Par contre à Pompier, vers midi, à l’entrée du garage, nous avons interpellé un homme pour lui expliquer le but notre présence. Mais après quelques échanges, il nous a automatiquement ordonné d’aller dans les autres garages. Parce qu’ « ici on n’autorise pas les surcharges. Les véhicules sortent du garage à nombre juste.il faut aller à petersen ou à colobane », soutient-il.
Cette dame, trouvée à l’intérieur d’un mini car en partance à Ndangane Sambou, confirme les propos du premier interpellé, «chaque voyage, je prends dans ce garage de véhicules pour rentrer à  ndangane sambou ;mais je n’ai jamais vu de surcharges. »
10 ans après le naufrage du bateau le Joola, les surcharges deviennent de plus en plus récurrentes au Sénégal, car les chauffeurs ont légitimé ce fléau.

jeudi 16 août 2012

Les accidents sur la route



Les chauffeurs se défendent…

Les chauffeurs refusent d’être les auteurs des accidents routiers. Selon Mor Khoulé, président de l’Acas, c’est le non-respect des chauffeurs et la pression des transporteurs qui est à l’origine de ces accidents.

Les accidents routiers sont de plus en plus récurrents ces temps-ci. Tout  récemment  un accident qui, occasionnant 23 morts et plusieurs blessées, s’est produit sur l’axe  Kaolack Tambacounda. Nombreux des  Sénégalais accusent les  chauffeurs par leur indiscipline  d’être les auteurs de ces accidents.
C’est ce qui a fait révolter ces  derniers et ont décidé de se défendre. Ils rejettent  toutes les accusations faites sur leur personne. C’est pourquoi, pour faire face à tout cela, les membres de  l’ACAS  ( association des chauffeurs affiliés du Sénégal sous la conduite de leur président, se présentés ce jeudi dans les locaux du groupe walfadjiri pour répondre à ces attaques en vers leurs leur personne.
Rejetant toute accusation, ils indexent les transporteurs.  Selon Mor  Khoulé, président de l’association des chauffeurs affiliés du Sénégal c’est la pression des transporteurs faits sur les chauffeurs  qui est la principale des accidents :  « L’une des causes principales des accidents, c’est la pression des transporteurs sur les chauffeurs » déclare t il. Parce que, il poursuit : «  Nous travaillons sous pression. Les transporteurs nous exigent  des versements quotidiens allant jusqu’à 15 milles francs à respecter. Si le versement  n’est pas complet, ils nous renvoient. C’est ce qui pousse les chauffeurs  à faire des accidents »
Une autre cause qui est à l’origine des accidents mortels c’est le fait que les transporteurs refusent de faire des visites techniques pour leurs véhicules pour 15 mille francs par an. « Les transporteurs, leurs intérêts c’est l’argent du versement, ils ne se soucient pas du véhicule et du chauffeur » reste M Khoulé.
Le président de l’Acas en compagnie de ses camarades réclame un prise en charge social pour les chauffeurs âgés et fait appel à l’Etat pour statuer leur relation avec les transporteurs.

Les solutions d’un enseignement supérieur de qualité


 cinquantenaire de la Fastef


En marge du faculté des sciences de technologies de l’éducation et de la formation (Fastef), l’amphithéâtre Kocc Barma Fall a abrité ce lundi 13 août 2012 une conférence sur le thème : « La qualité de l’enseignement supérieur au Sénégal ». Un moment d’échanges et de réflexion sur les solutions d’une meilleure qualité dans l’enseignement supérieur

Pour réfléchir sur les possibilités de rehausser le niveau de l’enseignement supérieur au Sénégal, plusieurs idées ont été émises par des spécialistes de la question. D’après ces derniers, l’amélioration de la qualité de cet enseignement nécessite inéluctablement plusieurs facteurs.
Prenant part à la cérémonie, un expert en management de qualité parle de la possibilité d’avoir une formation de qualité en posant tous les problèmes pour trouver des solutions. « Il faut mettre en place une démarche qualité de façon globale au niveau de l’enseignement universitaire », dira Moustapha Bâ ce lundi en marge de la cérémonie d’ouverture des festivités marquant le cinquantenaire de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef) tenue ce lundi dans les locaux de ladite Faculté. Et de poursuivre : « Aussi, il faudra hiérarchiser les besoins et attentes en satisfactions des clients. Donc, les étudiants, avec une bonne formation, doivent être en mesure de satisfaire les besoins des populations. »
Le professeur de l’université catholique de Louvain en Belgique pense, pour sa part, qu’il faut se baser sur le management interne et le management externe pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur. « Le management interne est un examen et une révision périodiques des programmes et des diplômes alors que le management externe constitue des démarches adoptées aux objectifs » explique Jean Emile Charlier.
Venu présider la rencontre, le doyen de la Fastef estime que cette réflexion est à point nommée, car le système éducatif traverse des crises. « Donc, ces genres de thèmes permettent d’émettre des idées pouvant nous faire sortir de cette impasse. D’ailleurs, le recteur de l’université Saliou Ndiaye qui est notre supérieur hiérarchique a donné une grande importance à ce thème. » , s’est réjouit M. Diop. Qui rappelle que développer l’enseignement supérieur revient à améliorer tout le système éducatif du Sénégal. Du primaire au moyen secondaire en passant par le lycée.