A l’occasion de la journée mondiale de la
liberté de presse ; le rapport de l’Unesco révèle que 121 journalistes ont
été tués au cours de l’année 2012.
Le document souligne, indique, relève que les professionnels des
médias, rencontrent des
difficultés dans l’exercice de leur métier. L’adoption du nouveau Code de la presse a été aussi évoquée au cours de
l’édition 2013 de la journée mondiale de la liberté de la presse.
Cette 20e édition de la journée mondiale de la liberté de la presse ; célébrée
ce 3 mai ; a commencé par l’observation d’une minute de silence à la mémoire des journalistes assassinés au courant de l’année 2012 et 2013.
L’Unesco a fait le bilan des violences que
les journalistes ont subies dans le cadre de l’exercice de leur métier. Ainsi ; à travers le
thème : « Parler sans crainte ; assurer la liberté
d’expression dans tous les médias » ; l’Unesco a fait de la
sécurité des journalistes une priorité dans le processus démocratique des
pays. « Assurer la sécurité des
journalistes reste un défi ; car on note une tendance à l’augmentation
des assassinats des journalistes ; des professionnels des médias et des
producteurs des médias sociaux. Au cours de l’année 2012 ; la direction
générale de l’Unesco a condamné le meurtre de 121 journalistes ; presque le
double des chiffres de 2010 et 2011 » ; a souligné le rapport de
l’Unesco.
Dans son message ; présenté par la
représentante et directrice du bureau de PAM (programme alimentaire
mondiale) ; Madame Ingeborg Maria Breuer ; Ban Ki Moon ; le
Secrétaire général de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a révélé les
difficultés auxquelles les journalistes sont confrontées dans l’exercice de
leur métier.
Une ambition qui vise à briser le cercle
vicieux de l’impunité qui entrave le fonctionnement du métier de journaliste.
« Chaque jour ; la liberté
d’expression fait face à de nouvelles menaces. Parce qu’elle contribue à
garantir la transparence et la responsabilité dans les affaires
publiques ; que les journalistes sont souvent la cible de violence. Plus
de 600 journalistes ont été tués au cours des 10 dernières années et ;
parmi eux ; beaucoup n’exerçant pas dans les zones de conflits. Il
persiste un climat d’impunité : neuf journalistes sur dix restent impunis.
Les professionnels des médias sont aussi trop nombreux à être victimes d’intimidations ;
de menaces et de violences. Trop nombreux ; à être soumis à la détention
arbitraire et à la torture ; souvent sans recours légal » ;
peut-on lire dans le message.
Pour faire face à ces dérapages qui font
obstacles à la démocratie ; le Secrétaire général de l’Onu pense
que : « nous devons nous montrer fermes
face cette forme d’insécurité et d’injustice »
D’autres personnalités présentes ce 3
mai ; ont délivré des messages allant dans le sens de la sécurité et de la
protection des journalistes.
Au total ; 21journalistes africains
ont perdu leur vie dans l’exercice de leur métier ; selon le Secrétaire
général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication
du Sénégal (Synpics) ; Ibrahima Khaliloulah Ndiaye. Ne se limitant pas à
cela ; il va jusqu’à dénoncer les conditions précaires des journalistes.
« La réalité dans les entreprises de presse ; pas toutes ;
heureusement ; c’est que de nombreux reporters sont livrés à
eux-mêmes ; sans contrat de travail en bonne et due forme ; sans
salaire. Nombreux sont les reporters qui ne bénéficient pas de conditions
adéquates » ,a relevé M Ndiaye.
Des journalistes victimes d’agressions et
de menaces ont aussi raconté leur mésaventure dans l’exercice de leur
métier; des témoignages frappants.
Le gouvernement est favorable à l’adoption
du nouveau Code de presse ; selon le ministre de la communication.
Venu présidé la commémoration de la
journée mondiale de la liberté de la presse ; le ministre de la
communication des télécommunications et de l’économie numérique a soutenu que « le gouvernement est favorable à l’adoption du nouveau code de la
presse. Le Sénégal ne peut pas se payer de luxe de ne pas avoir un code de
presse ».
Les dérapages sont là. Mais le ministre a
invité les journalistes à la responsabilité ; pour éviter ; les
dérapages qui causeront beaucoup de problèmes ; selon
Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye ; ministre de
la communication ; même si le code est mis en
vigueur ; sans preuve de responsabilité des acteurs ; le dispositif
sera vain. « Nous pouvons disposer d’un arsenal
de textes les plus consensuels possibles ; mais sans un encadrement ;
sans la responsabilité du journaliste dans la collecte ; le traitement et
la diffusion ; sans un respect des valeurs d’éthique et de
déontologie ; nous assisterons toujours à des dérapages qui ne feront pas
honneur à la profession elle-même » ; a précisé Cheikh Bamba Dièye.
La presse doit être indépendante. C’est
elle qui garantit la bonne gouvernance. Pour le ministre ; la presse doit
être au service de l’intérêt public et non à l’intérêt d’un groupe. « Il est illusoire de parler de bonne gouvernance ; sans médias
indépendant. Mais pour le faire la presse ne doit pas être au service d’un
groupe mais plutôt au service de l’intérêt général » ; a
mentionné le ministre.
D’autres formes de violences à l’encontre
des journalistes existent selon Ibrahima Khaliloulah Ndiaye. « Il
s’agit de celle là insidieuse souvent ignorée et tuée ; mais qui vient
d’où on l’attend moins : l’exploitation des journalistes dans les
entreprises de presse » ; a-t-il dénoncé.


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